Le
Grand virage de l’humanité
de
Philippe Guillemant
Suite
(retour à la première partie)
3)
Comment se caractérise la cosmothée de Philippe Guillemant ?
3
A Ce n’est pas une cosmothée athée matérialiste
Philippe Guillemant récuse la
vision matérialiste athée du cosmos pourtant si dominante dans les
populations éduquées des pays de l’hémisphère nord.
Le chapitre 7 de son livre
comporte des réfutations fort justes.
En page 163, il affirme que la
conscience n’est pas réductible au fonctionnement du cerveau. Cela
ne trouble pas quiconque a lu, en 2 Corinthiens 12:2-4, la relation
par Paul d’une expérience corroborée jusqu’à nos jours par ce
qu’on appelle désormais « expériences de mort rapprochée »
(ou « near death experience » mais certaines, à la
différence de celle de Paul, sont vécues dans le deuxième ciel.
Quoi qu’il en soit, il y a abondance de témoignages vérifiables
de la subsistance d’une conscience personnelle dans des expériences
extracorporelles).
https://www.youtube.com/watch?v=fomjIAIl0xY
En page 166, il démonte en
peu de lignes la théorie de l’évolution des espèces de Darwin.
Je me souviens avoir entendu le Pr. Raoult parler à cet égard de
« conte de fées pour grandes personnes ». Comment des
gens qui s’esclafferaient, si on prétendait que les avions ou les
ordinateurs pourraient s’assembler tout seuls si l’on mettait
tous leurs composants à l’état brut dans une centrifugeuse
pendant quelques millions d’années, peuvent-ils gober que, c’est
par les hasards de la sélection naturelle, que les oiseaux ont des
ailes, les poissons des branchies et nous des yeux au milieu du
visage au lieu de les avoir sur les fesses, ce qui serait,
convenez-en, inconfortable pour lire les journaux ?
3)
B Ce n’est pas une cosmothée théiste
Il apparaît clairement que
toute la pensée de Philippe Guillemant est rejet de l’existence
d’un Dieu personnel.
Le thème l’insupporte si
manifestement qu’il ne fait que le balayer sans le discuter
sérieusement en s’en tenant à une caricature inattendue pour un
homme qui assoit sa présentation sur la rationalité. On lit ainsi
en page 286 « une instance irrationnelle que l’ignorance nous
conduit à qualifier comme « Dieu »- qu’il s’agisse
de celui du scientisme (le hasard) ou le grand barbu de la
religion ».
Il est dès lors tout à fait
significatif que deux concepts cardinaux soient étonnamment absents
du livre de Philippe Guillemant : le mal et le péché.
3
C) Il s’agit d’une cosmothée athée non matérialiste
Forcément, de même qu’une
porte doit être ou bien ouverte ou fermée, la cosmothée qui n’est
ni matérialiste athée, ni théiste, est nécessairement du type
athée non matérialiste.
Et c’est donc sans surprise
que l’on retrouve les éléments qui la caractérisent mentionnés
dans le livre de Philippe Guillemant, à commencer par la conscience
universelle immanente, si caractéristique des pensées de type
bouddhiste : « la conscience intervient de manière
fondamentale dans la manifestation de notre réalité à partir d’un
vaste océans des possibles appelé multivers » (page 173).
Ce qu’il écrit en page 207
au sujet de la planète Terre est à cet égard paradigmatique « elle
a tous les attributs non seulement d’un être vivant, ce qui est
reconnu scientifiquement, mais aussi d’un être conscient doté
d’un cerveau et d’un système visuel ».
On lit aussi, en page 263 « si
l’âme existe et que tout l’univers est animé à toutes ses
échelles par la conscience ».
Beaucoup d’autres extraits
du livre l’illustrent manifestement : « Oui et c’est
naturel, parce que le « soi » ne peut pas descendre assez
bas vibratoirement pour bien ressentir le « moi » et donc
réagir correctement aux difficultés de son incarnation, au poids de
l’existence du « moi » » (page 199).
« Le pouvoir de la
méditation pourrait d’ailleurs être lié à l’augmentation de
l’épaisseur de temps de la conscience » (page 202 »).
« Le temps n’existe
pas au sens où il n’est pas créateur de notre futur, notre futur
étant déjà là » (page 161).
«Sans oublier tous les soins
de l’âme comme le yoga, l’hypnothérapie … et les innombrables
pratiques de relaxation » (p. 293).
« Je parle du
développement de la méditation, des facultés extrasensorielles et
de toutes ses formes de communication, comme l’intuition ou la
vision à distance » (p. 294).
« Nous vivons dans un
univers d’information et non de matière » (page 177).
Je mentionnerai encore, en
vrac, la référence au yin et yang chinois (page 272) ainsi qu’aux
réincarnations (page 274).
Certains passages déroutent
tellement ils confinent à ce que même des hommes acquis à des
cosmothées théistes considéreraient comme des associations
superstitieuses : « Sans vouloir cautionner certaines
pratiques divinatoires, la grande conjonction Jupiter-Saturne avec un
dixième de degré d’écart entre les deux planètes le 21 décembre
2020, hautement symbolique du retour de la lumière ». On se
demande bien pourquoi la conjonction toute relative, par rapport à
la position de la Terre le 21 décembre 2020, de ces deux planètes
gazeuses, lointaines, pourrait être symbolique du retour de la
lumière pour le destin de l’humanité.
On s’étonne aussi des
développements aux pages 235 à 244 et 248-249 sur les objets
volants non identifiés. Il y a d’autres explications, dont les
super hologrammes du « blue beam project » qui avancent,
de façon crédible, qu’il s’agit d’un élément d’un
scénario visant, en dupant l’humanité sur l’existence d’une
prétendue menace extra-terrestre, à faire accepter à celle-ci un
gouvernement mondial tyrannique.
Aussi, si, en page 53,
Philippe Guillemant oppose la pensée du Nouvel Age (New age), qui
serait très niaise, à la physique de la conscience, la sienne, qui
serait très rationnelle, il ne faut pas se laisser abuser. Il s’agit
bien, sous une présentation rendue séduisante par l’abondance de
références à la physique quantique, de hachis Parmentier de New
age.
Notre futur, dans sa
cosmothée, dépend de ce que chacun de nous désire comme avenir
« J’en profite pour rappeler à certains théoriciens du
complot qu’ils ne se rendent pas compte qu’ils se créent, pour
eux-mèmes, un avenir sombre » (page 79). C’est tout
bonnement « la pensée positive ».
4)
Peut-on raisonnablement partager l’optimisme de Philippe
Guillemant ?
Certaines remarques de
Philippe Guillemant sont incontestablement aussi justes que
pertinentes.
La corruption si manifeste de
la pharmafia a, effectivement, engendré un grand rejet de la
médecine industrielle allopathique et c’est tant mieux (page 285).
Son analyse de la perversion
transhumaniste (plutôt du « déshumanisme ») est
lucide : « car ce n’est ni plus ni moins que la
consommation de biens et de services qui est dans leur projet »
… « La diabolisation du populisme et du complotisme qui ne
sont, au fond, rien d’autre qu’une peur respectivement de
l’humain et de son intelligence » (page 291).
Philippe Guillemant n’intègre
pas le mal qui est pourtant la constante qui accompagne l’histoire
des hommes. Les juristes aimant les définitions, le mal se
caractérise par le mensonge, l’abus et la malveillance. C’est en
cela qu’il est porteur de chaos et de mort. Mais le bien résulte
de la conjonction de tous les éléments contraires, la vérité, la
justice et la bienveillance, pour ne pas dire l’amour. Et c’est
en lui que prospèrent l’ordre harmonieux et la vie.
L’incapacité de Philippe
Guillemant à penser le monde au travers du prisme du mal explique
des passages qui sonnent fort naïfs :
« comment se fait-il que
[la politique sanitaire menée contre le covid] ait pu être aussi
disproportionnée par rapport au risque réel, et surtout être aussi
destructive de l’économie, et en particulier des petites
entreprises, du commerce, de la restauration, du tourisme et du
milieu artistique » (page 282). On devrait pourtant bien se
douter que, pour aboutir au « great reset » de Klaus
Schwab et de son Forum économique mondial « prophétisant »
que nous ne serons plus propriétaires de rien et devrons louer
absolument tout, il faut éliminer massivement tous les acteurs
économiques indépendants autres que la pognée d'oligarques qui le financent.
« Ces gens qui,
apparemment, voudraient nous soumettre sont-ils assez bêtes pour agir
dans le sens contraire de leurs intérêts » (page 113).
Visiblement, l’absence de vision claire du bien et du mal, empêche
Philippe Guillemant d’appréhender la perversion de l’intérêt.
« Quelle bande
d’imbéciles aurait pu croire qu’une ingénierie sociale à la
chinoise allait pouvoir être acceptée miraculeusement par un peuple
occidental soumis ? » (page 310). La réponse est :
des gens qui, en plongeant le gros de l’humanité dans la peur, ont
pu lui faire croire que, dans les restaurants, un virus la menaçait
en position debout au point qu’elle devait impérativement porter
des masques qui n’empêchent même pas d’inhaler de gros grains
de pollen, alors qu’elle ne risquait plus rien en position assise.
Et cela a marché … comme en 40, convient-il d’ajouter !
Pourtant, Philippe Guillemant
mesure bien l’absurdité consternante des mesures imposées pendant
le coronacircus (page 107 et suivantes). Mais son refus d’intégrer
le mal ne lui permet pas d’analyser la situation et son évolution
probable de façon réaliste.
Quand on sait les vagues
causées en Afrique de l’est dès 2013 par les campagnes de
vaccination stérilisante et abortive contre le tétanos à
l’initiative de la la Fondation de Bill Gates et de GAVI qui dépend
tout autant de lui,
https://www.youtube.com/watch?v=xk8HPL_djcg
on est médusé de lire :
« On accusait, sans
preuve, Bill Gates de vouloir réduire la population mondiale et
d’être responsable de la création puis de la propagation du covid
19, au vu notamment de l’Event 201 » (page 63) ... que sa
fondation avait patronné ainsi que le FEM de Klaus Schwab.
https://www.brighteon.com/ea5b5fe6-969b-4289-852d-adce0227288c
Et encore : « Il
n’y a pas la moindre preuve d’une volonté de certains de réduire
la population mondiale » (page 72) alors que le maintien de la
population mondiale à un maximum de 500 millions de personnes se
lisait depuis plus de cinquante ans en huit langues dans un monument
de béton en Géorgie américaine, les Georgia Guidestones :
https://www.youtube.com/watch?v=mP-ehJO-940
https://www.youtube.com/watch?v=wXzKPst743c
Inévitablement, la cosmothée
de Philippe Guillemant reste au milieu du gué. Sa remarque de la
page 299 « car il ne sera pas facile d’aller vers le
partage et le don de soi qu’elle va impliquer » est juste
mais incomplète parce que l’explication des causes profondes du
constat est dans l’Epitre aux Romains (8:6-8).
5)
Qu’est-il raisonnable d’envisager de l’avenir ?
Chacun de nous doit identifier
avec lucidité quels sont les éléments essentiels de sa cosmothée
car, je le répète : les quatre cosmothées sont étanches. Il
n’existe pas de « zone grise » entre elles. C’est de
l’ordre du « enten … eller » des démonstrations de
Søren Kierkegaard.
Or, c’est bien le problème,
dans une telle époque de déferlement de confusion, de commencer par
définir clairement ce que l’on croit, sans tomber dans l’illusion
d’un patchwork à la sauce personnelle. Il n’existe ni eau sèche,
ni feu humide.
Dans le cadre d’une
cosmothée théiste, notre avenir dépend de notre obéissance à ce
qu’un ou plusieurs dieux personnels attendent de nous. Le péché,
et celui-ci est bien au coeur de ce qui sépare l’homme de Dieu
dans la cosmothée théiste transcendante et immanente, est
désobéissance et c’est ce qui nous garantit ce que Philippe
Guillemant appelle avec humour « le foutur ».
Dans une perspective
judéo-chrétienne, au vu de la Bible, on peut dresser une liste, non
exhaustive, de lois perverses qui attirent le « foutur »
sur l’occident :
- la séparation de l’État
de Dieu, ce qui est autre chose que la séparation des cultes et de
l’État. Pour bien le comprendre, il suffit de comparer les
Etats-Unis et la France, au moins jusqu’au XXème siècle ;
- la répudiation mutuelle
(Malachie 2:16) ;
- la pornographie (Matthieu
5:28) ;
- l’infanticide volontaire
généralisé (IVG), l’euthanasie active (Exode 20:13) ;
- la perversion des mœurs
(Lévitique 18, Deutéronome 22:5).
Ou bien, sommes-nous déments
au point de nous croire de taille à nous rebeller avec succès
contre le Créateur du Ciel et de la Terre (Genèse 6:6-7) ?